Créativité & Communication
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  • La rémunération de la co-création (2/2)

    Posté le 22 juillet 2009 The Creativity Market Pas de commentaire

    La rémunération financière souffre aussi du syndrome de la courbe en U. Les internautes acceptent de s’investir pour un projet qui leur tient à cœur gratuitement. La fidélité et l’assiduité des co-créateurs de Wikipedia ou Mozilla en témoignent. Ils travaillent pour une cause et en retire un bénéfice immatériel, à savoir la satisfaction morale de s’investir pour un projet porteur de sens. Les co-créateurs peuvent aussi s’investir si les montants sont importants. Ils travaillent comme des mercenaires ou des employés. Entre les deux, il y a un ventre mou, une situation dans laquelle les contributeurs ne peuvent pas se prévaloir d’œuvrer pour une cause et ne se sentent pas récompensés à leur juste valeur. Cette configuration est moindre quand la rémunération est proportionnelle à un succès bien compris comme dans le cas Lego ou MyMajorCompany. Il n’en reste pas moins que la courbe en U doit être pris en compte par ceux qui veulent utiliser la co-création. Il faut présenter la rémunération de manière habile, comme un dédommagement ou autre chose.
    La manière de présenter, d’établir et de définir les formes de la rémunération doit faire l’objet d’une grande attention afin d’inciter convenablement les co-créateurs. 98% des projets open source on moins deux développeurs. TheCreativityMarket est le cabinet de conseil en co-création en France qui aide les entreprises à utiliser la co-création de manière optimale.

  • Le marché de la publicité est-il un « Market for Lemons » ? (2/2)

    Posté le 16 juillet 2009 The Creativity Market Pas de commentaire

    Le second point est l’incertitude sur la qualité due à l’asymétrie d’information. Dans un article de 1970, Akerlof, prix Nobel d’économie, explique pourquoi on ne trouve que des épaves sur le marché des voitures d’occasion. En deux mots, voici le mécanisme : il est impossible pour un acheteur de vérifier si la voiture est défectueuse ou pas. Il peut espérer avoir une voiture du même état que la moyenne des voitures. Il est donc prêt à payer le prix qui correspond à une voiture de qualité moyenne. Ainsi, tout ceux qui vendent des voitures d’une qualité supérieure à la moyenne (sans pouvoir le faire savoir) se sentiront lésés par ce prix et retireront leur voiture du marché. Le marché se voit donc amputé de ses meilleures voitures. Il ne reste plus que les moins bonnes voitures. Par itération, la qualité moyenne de ce nouvel échantillon est encore plus faible, provoquant de nouveaux départs de vendeurs et ainsi de suite jusqu’au dernier et à la disparition du marché.
    Mais, il faut un marché de la publicité. Pour contrer ce problème de sélection adverse, les publicitaires ont deux outils à leur disposition.
    Ils peuvent faire valoir leur réputation, de manière parfois justifiée, parfois moins justifiée. La constitution d’un book répertoriant l’ensemble des fait d’arme d’une agence de publicité va dans ce sens. Parallèlement, on assiste en ce moment à une inflation du nombre de spécialistes en tout genre. Si les budgets sont importants, l’agence promet des ressources qu’elle n’a pas.
    Le signal est un autre élément. Le client, incapable de juger a priori de la qualité d’une prestation va chercher à interpréter des signaux. Le prix est sans doute un des signaux les plus forts. Un prix élevé, c’est souvent le signe d’une bonne qualité, du luxe. Les agences n’hésitent pas à jouer de ce moyen pour rassurer les directeurs de communication. Il faut qu’il finisse par se dire : « A ce prix là, on peut s’attendre à quelque chose de bien ! ». Le discount a encore mauvaise réputation. La crise pourrait d’ailleurs amener certaines entreprises à reconsidérer interprétation du signal généré par le prix.
    La co-création pourrait permettre à de nouveaux acteurs de rentrer sur le marché de la création publicitaire. Plus d’acteurs induit une plus grande “liquidité” sur ce marché. La multitude des contributeurs devient un gage de qualité, réduisant d’autant l’asymétrie d’information et les travers générés. TheCreativityMarket est une agence qui organise la co-création pour la mettre au service de ses clients.

  • ESCP-EAP (re)devient ESCP Europe

    Posté le 24 avril 2009 The Creativity Market Pas de commentaire

    logo-escp-europe
    L’institution académique revient à ses origines en reprenant son premier nom qui a fait sa renommée: ESCP. Certes elle y ajoute Europe, mais il s’agit quand même de changer un nom qui n’a jamais vraiment fait l’unanimité.
    Comme l’explique le communiqué de presse très bien fait, ESCP-EAP était un nom trop long, ni intuitif, ni mémorisable. Les études montrent qu’un acronyme ne doit pas excéder 3 ou 4 lettres, comme HEC par exemple. Pour pouvoir excéder ce seuil, il faut devenir mot, à l’instar de l’ESSEC.
    L’école quitte aussi son statut de “School of Management” au profit de “Business School”, même si cette appellation ne figure pas dans l’identité visuelle. European School of Management n’était pas assez singulier parce que trop galvaudé par d’autres écoles. Peut-être aussi parce que l’école a l’ambition de créer des leaders, pas que des managers.
    Après le nom et la signature, l’ESCP adopte aussi un nouveau logo pour compléter la rénovation complète de son identité visuelle. Ce logo reprend les symboles de l’Europe: le bleu et l’étoile. Le drapeau européen est d’un bleu plus roi que les deux bleus du logo de l’ESCP, qui montrent la diversité de l’école. L’étoile est très différente de celle de l’Europe. Certes elle a aussi 5 branches, mais par contre elle est asymétrique. Elle se constitue d’une croix à laquelle on ajoute une branche horizontale. Les géographes noteront qu’à chaque pointe de l’étoile est associée une des 5 villes dans lesquelles l’ESCP a un campus: Paris, Londres, Berlin, Madrid et Turin.
    Ce renouvellement de la marque ESCP Europe a été réalisé par Ifop et des agences de communication (pas la nôtre malheureusement). Les anciens, les étudiants et les recruteurs ont été interrogés pour contribuer à ce changement.

  • Save your Logo

    Posté le 2 avril 2009 The Creativity Market Pas de commentaire

    Le fond mondial pour l’environnement est à l’initiative d’une ONG qui allie marketing et sauvegarde de la biodiversité. L’idée est simple : après avoir utilisé gratuitement l’image d’une espèce d’animal, l’heure est venue pour les marques leur rendre la pareille, de financer leur protection. Chaque entreprise devient le protecteur des animaux sur son logo. Dans ce cadre, Lacoste devrait financer la survie des crocodiles, La Baleine celle des baleines, Ralph Lauren celle des joueurs de polo touchés par la crise…
    Comme à chaque fois que les marques s’engagent, on hésite entre sincérité et effet d’annonce, entre conviction et marketing. On a tort d’hésiter, il s’agit toujours des deux. Le spectre de la mauvaise réputation rode toujours et les marques ne peuvent pas prendre le risque de devenir comme Dove, la cible de Greenpeace.
    Toutes les grandes boites consacrent de plus en plus de ressources pour positionner leur marque sur le grand échiquier vert. La matrice suivante a un peu fait école parmi le petit monde des consultants et aide à analyser les choix en matière de marketing vert.
    latrix

    Le positionnement en matière d’environnement, dépend donc de la différenciation de produit apportée par le positionnement vert et de la durabilité de ce positionnement. Lacoste, le premier partenaire de Save your Logo, ne peut sans doute pas facilement opter pour une forte différenciation sur ses produits. Changer tous ses fournisseurs pour se tourner uniquement vers du coton organique et autre produits écologiques ne correspondrait sûrement ni à la clientèle ni à la mission de Lacoste. Lacoste est avant tout une marque de mode. En axant son discours sur ses engagements écologiques, Lacoste se situe plutôt dans le defensive green. Sans pouvoir se permettre d’être uniquement une marque verte comme Max Havelaar, Lacoste compte rehausser vertement le prestige de la marque.
    Ces savantes orientations stratégiques ne doivent pas faire oublier la sincérité des responsables de départements de communication qui restent souvent sensibles aux problématiques qu’elles choisissent de soutenir.

  • le nouveau logo des Deux-Sèvres

    Posté le 19 mars 2009 The Creativity Market Pas de commentaire

    Le logo des Deux-Sèvres commençait à vielllir, il était grand temps d’en changer. Ce logo reprenait le “S” de “Sèvres” formé des deux rivières qui portent ce nom : La Sèvre nantaise et la Sèvre niortiase. 2 rivières, deux couleurs…
    logo_79_deux_sevreslogo-terre-caracterelogo-vert-demain

    Pour changer de logo, le Conseil Général a fait appel à ses administrés qui ont planché sur le sujet et on fait des propositions.

    Le résultat est réussi avec trois propositions de logo originales. A coup sûr, le logo choisi rajeunira la communication du département.

    logo-brin-avance